N° 15  PRATIQUES ET REPRÉSENTATIONS | HISTOIRE & CIVILISATION

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Punition et réconciliation matérielles dans les territoires des Habsbourg et en France (xvie et xviie siècles)




Sous la direction de Yves Junot et Violet Soen

16 cm x 24 cm
230 pages - broché
2020
ISBN-13 9782364240711
Prix € 23

La question des confiscations, comme transfert à la puissance publique des biens d’une personne condamnée par la justice ou ciblée par une mesure de police ou de guerre, interroge le rôle de l’État dans l’exercice de la punition à grande échelle. Les spoliations de masse ayant frappé des populations à l’occasion d’épurations, d’éliminations ou d’exils forcés, ont ouvert des débats sur la légitimation de l’action politique et sur le devenir des biens confisqués, entre une voie de restitution à leurs propriétaires d’origine et celle d’une redistribution à d’autres.
Confisquer, restituer, redistribuer met en exergue l’exercice de la punition et son difficile pendant de la réconciliation au sein des grandes monarchies européennes des XVIe et XVIIe siècles. Les modèles de l’action monarchique en Espagne et en France font ressortir la primauté de la figure toute puissante du roi de justice et son usage de la «?clémence?» après l’écrasement des révoltes. Mais la construction d’une monarchie catholique par le roi d’Espagne amène à un raidissement des politiques contre les minorités confessionnelles de ses États, notamment dans les anciens Pays-Bas où la répression sévère devient le ferment d’un rejet d’une politique jugée tyrannique. Enfin, l’instrumentalisation des problèmes de confiscation et de restitution au nom de la défense du catholicisme et des intérêts stratégiques de la monarchie hispanique hors de ses frontières, fait entrer la diplomatie et le droit international dans leur règlement.
Confiscations, restitutions ou redistributions posent au prince la question de l’art de bien gouverner pour discipliner la société. Elles mettent en miroir les savoirs et les pratiques des administrations monarchiques, les confrontent aussi à leurs limites et à leurs carences. Et elles participent au dialogue entre les différentes échelles de pouvoirs comme avec les populations.

Yves Junot est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Polytechnique Hauts-de-France et Violet Soen est professeure d’histoire moderne à la KU Leuven.