D’une ellipse percutant les limites du champ pictural est apparue la figure de l’arc dans ma peinture. Son mode de variation en a fait un déictique du bord et de la surface. L’arc a ainsi déplacé les termes d’une pratique, vers la recherche d’un éclat correspondant à sa nature fragmentaire, vers une fonction du fond qui s’offre comme champ du possible, surface propice à l’anamnèse. Un dialogue s’instaure entre la pratique de l’atelier, champs et tables de peinture nourris de la mémoire du voyage, et de l’écriture d’Edmond Jabès dont la parole introduit à l’ouverture du désert. Si l’arc agit comme générateur du champ pictural, il convient d’interroger ce concept de champ qui a pour origine la nouvelle vision du monde issue des recherches électromagnétiques de la fin du 19e siècle.





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